Les athlètes paralympiques ne sont pas des super-héros
Les athlètes paralympiques ne sont pas des super-héros mais simplement de grands techniciens de leur discipline, et c’est déjà pas mal !
Les Jeux Paralympiques s’achèvent et le baromètre de diversité du CSA retombe déjà à son taux habituel de 0. Il faudra attendre Paris 2024 pour qu’il affiche de nouveau très légèrement à la hausse. Heureusement que la campagne « WeThe15 » elle, va durer 10 ans.
C’est évidemment une excellente chose que depuis Londres, les Jeux Paralympiques commencent à être un peu plus médiatisés. Il faut dire qu’on part de loin, surtout en France, et que nos politiciens ont longtemps ignoré les délégations paralympiques. Je me souviens notamment des Jeux de Pékin où alors qu’elle a récolté plus de médailles que la délégation olympique, le Président n’est pas venu voir la délégation paralympique, comme le souligne l’athlète Assia El Hannouni.
Dans un monde sans pandémie, j’aurais posté cet article depuis Tokyo. Au lieu de quoi, me voilà à la fenêtre de mon studio lyonnais, une tasse de café bien corsé à la main. Il pleut des cordes et ça me fait penser que mon séjour de 4 mois au Japon est tombé à l’eau. À la place, je viens de signer mon premier contrat en tant que consultante et le client n’est nul autre que l’Agence du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations-Unies.
J’ai 5 ans et je m’apprête enfin à assister à mon premier cours de lecture. En route pour de nouveaux univers, là où évasion et aventures sont de mise. J’ignore encore que de nombreuses embûches sont déjà tendues sur mon chemin, transformant cet apprentissage fondamental en véritable quête.
Alors que je traverse l’aéroport d’Édimbourg en sens inverse, je sens la réalité des 180 derniers jours s’estomper un peu plus à chaque pas. J’en ai la gorge serrée et les larmes aux yeux, comme lors d’une rupture amoureuse. Je suis le seul témoin de mon expérience, le seul pont entre l’univers que je m’apprête à regagner et celui que j’ai bâti de mes mains.
Dans cet article, j’aimerais démontrer que même si la cécité ne constitue qu’une infime partie de mon identité, elle me permet d’opérer une distillation humaine des plus précieuses. Quand on saute d’un pays à l’autre comme je le fais, c’est plutôt un avantage. J’ai besoin de pouvoir compter sur les gens autant qu’ils peuvent compter sur moi.
Il est des nuits, serties d’étoiles, où les rêves et les émotions refoulés pendant le jour règnent en maitres absolus. Ces nuits où la plume ne craint ni tabou ni bienséance, ni secret ni retenue. Lorsque l’une d’elles s’annonce à l’horizon, la réalité me quitte peu à peu pour laisser place à l’infini.
« 7. Kogustaki Mucize » est un drame turc qui met en scène un berger retardé mental condamné à tort à la peine capitale. L’histoire, inspirée d’un film sud-coréen se déroule en 1983, soit un an avant que la dernière exécution ait lieu en Turquie. Plongé au cœur du système carcéral de l’époque, on suit le berger jusque dans la cellule #7 et on est alors suspendu dans le vide, funambule. Le timing laisse présager que c’est lui qui fera l’objet de la dernière exécution du pays.